Débuter, filmer, cascader…

quel drone choisir ?

De quelques dizaines à plusieurs milliers d’euros, du mini-joujou au concentré de technologies : les drones ont envahi les rayons de nos magasins. A tel point qu’il peut être difficile de s’y repérer… sauf si vous lisez notre guide.

Pour débuter

Le premier critère de choix lorsqu’on est vraiment débutant ? Le prix ! En effet, même avec un drone des plus basiques, la prise en main n’a rien d’évident. Et l’apprentissage des subtilités du vol passe par d’inévitables crashs… Avec leur lot d’hélices cassées à remplacer. Bonne nouvelle : le marché des drones de loisir s’est tellement développé qu’il existe de nombreux modèles à moins de 100€ avec lesquels vous allez déjà pouvoir vous amuser.
A commencer par les minidrones. Ces petits concentrés de technologie tiennent dans la main, ne pèsent que quelques grammes et leur prix dépasse rarement les 50€. Parmi les modèles les plus réputés, le X4 de la marque Hubsan (le plus polyvalent), le Nano Q4 du même constructeur (le plus petit), ou encore le Mini Joker de T2M, que ses concepteurs ont eu la bonne idée d’entourer d’une grille de protection pour limiter la casse… Mais attention : minidrone ne veut pas dire maxi-maniable, car ils sont généralement dépourvus de stabilisateur de vol. Rarement conçus pour voler loin ou lorsqu’il vente, leur usage est souvent limité aux vols en intérieur.

Pour enchaîner les acrobaties

Vous êtes un pilote déjà un peu aguerri ? Ou vous avez l’ambition de le devenir à court terme ? Vous allez avoir besoin d’un drone plus maniable pour réaliser les loopings, vrilles et autres acrobaties qui font tout le sel de l’aéromodélisme. Pour cela, il faut vérifier deux choses. D’abord que le drone propose un mode permettant d’avoir complètement la main sur les commandes. Selon les constructeurs ou les modèles, il s’appelle « expert » ou « agilité ». Ensuite que le drone est pilotable avec une radiocommande, et non avec un smartphone ou une tablette. Car dans ce dernier cas, vous serez limité par la portée du Wi-fi ou du Bluetooth qui envoie les commandes au drone, et donc bridé dans vos acrobaties. Ce qui amène à des modèles à plusieurs centaines d’euros, comme par exemple le Toruk AP10 de PNJ, ou le Bebop de Parrot.

Pour se prendre pour un oiseau

Piloter votre drone non plus comme un avion télécommandé « classique », mais comme si vous étiez vous-même embarqué dans l’appareil : c’est ce que permettent les vols « FPV » (« first person view »), aussi dits « en immersion ». Sur le principe, c’est fort simple : une caméra installée sous le drone retransmet en direct les images sur un écran (de smartphone, de tablette), et c’est en suivant cette image que vous pilotez votre engin. Malins, des modèles comme le 3DR Solo, le DJI Phantom 3 ou le Parrot Bebop avec son Skycontroller permettent de clipper un smartphone ou une tablette sur la télécommande du drone, pour en suivre les évolutions comme si vous y étiez. Certains modèles (comme la toute nouvelle aile volante Disco FPV de Parrot) sont même vendus avec un casque de réalité virtuelle pour s’immerger totalement : sensations fortes garanties !

Pour des images inoubliables

C’est l’un des grands attraits des drones : la prise de vue (photos ou videos) depuis un point de vue qui a toujours fait rêver les hommes : le ciel ! Soit directement intégrée dans le drone, soit à installer soi-même, une petite caméra enregistre les images durant le vol, et les transmet directement sur smartphone. En la matière, l’offre est large : les premiers modèles à proposer cette fonction, comme l’Aerowing Mini d’Essentiel B démarrent à moins de 100€. Mais pour des prises de vues en haute définition, les modèles les plus réputés (Parrot Bebop, DJI Phantom 3) dépassent les 500€.
Les plus exigeants adeptes de l’image aérienne vérifieront que l’appareil est équipé d’une nacelle motorisée : cette dernière permet non seulement de stabiliser la caméra, mais aussi d’orienter la prise de vue indépendamment des déplacements du drone. Quant à ceux qui souhaitent avant tout garder une trace de leur exploits sportifs, ils opteront pour un drone « suiveur », alias « follow-me drone » (une fonction disponible sur les modèles haut de gamme de Yuneec ou DJI) : ce dernier peut être aisément programmé pour suivre et filmer le sujet de votre choix.

Pour faire autre chose que voler

Même si les drones volants constituent aujourd’hui la grande majorité des produits disponibles sur le marché, ces petits engins sont capables de bien d’autres choses. Sans aller jusqu’aux innombrables applications que nous verrons bientôt émerger, les Français de Parrot se sont fait une spécialité de ces minidrones qui voguent à grande vitesse sur l’eau (Parrot Hydrofoil), ou roulent et sautent sur n’importe quelle route (Parrot Jumping Race et Jumping Night).

 

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